ÇA NOUS FAIT BEAUCOUP DE PEN

03/05/2017

Ça fait un moment qu’on n’a pas donné de nouvelles à Superpignan, parce qu’on a un peu saturé des élections. Mais là, on s’est dit qu’au vu des résultats du premier tour dans notre ville, on pouvait difficilement continuer d’hiberner.

Sérieux les gars, les deux extrêmes ? On dirait une rue qui serait à sens unique des deux côtés (ça existe à Perpignan, essayez d’aller sur la voie sur berge en partant du Palais des Congrès, l’urbanisme en catalogne, c’est de l’art).

Le truc qui est marrant maintenant, c’est de regarder s’agiter tous ceux qui veulent leur part du gâteau politique législatif , tout ça pour attirer l’attention du leader d’En Marche, a.k.a. futur grand patron de la France, comme s’il avait déjà gagné. D’ailleurs, à Perpignan, on se régale des bruits de couloir. Ah ça, on se fend bien la poire sur les blogs perpignanais, et autres quotidiens locaux, à suivre une petite querelle gériatrique pas piquée des hannetons entre deux vétérans de notre politique du pays catalan.

Rapido, on en a un qui refuse d’appeler à voter Macron au 2nd tour, parce qu’il trouve que ce dernier dit trop de sottises pendant ses meetings survoltés et ses interventions médiatiques.

Riposte du Vétéran n°2 : il faut quand même se prononcer.

Vétéran 1 : une girouette ne devrait pas expliquer le sens du vent.

Vétéran 2 : c’est quand même la honte internationale de ne pas se prononcer.

Vétéran 1 (temps de pause) : faut pas voter Le Pen (re-temps de pause) : bon ben je voterai Macron.

Finalement, on ira tous au paradis si on ne vote pas FN, vu qu’on peut remplir une discothèque avec tous ceux qui ont déjà capitalisé sur la présidence du futur quadragénaire.

Comme dirait feu notre ami Balavoine, la vie ne vous apprend rien.

Alors les gars, arrêter de vous projeter sans arrêt dans des stratégies hypothétiques quand le présent est à faire. Regardez notre joyeux président sortant : à force de faire trop de calculs, il n’a finalement pas pu se représenter.

Un vote aux extrêmes est un vote sanction. Ce que les électeurs veulent, ce ne serait pas plutôt du sang neuf, à avoir autant voté pour un presque-quadra ? Est-ce qu’on n’aurait pas ça, ici, à Perpignan, quelqu’un qui serait jeune et dynamique, capable de s’adresser à droite comme à gauche, rompu aux rouages municipaux ?  Saint Twitter, donne-nous la réponse.

En attendant, une chose est sûre : nous à Superpignan, dimanche on ira voter pour Macron comme on a voté pour Chirac en 2002. Et si jamais, Marine Le Pen passe quand même, on ira faire du textile. Et pourquoi pas des tee-shirts à message : « On a le pays qu’on mérite » ou « Tel père, tels vices ».

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